S A CETTE SCÈNE SUCCÈDE LE CALME
(( Eiliiii, dit Gardiner qui raconte ces faits lui-même, la tempête s'apaisa et les eaux devinrent plus tranquilles. )) Il ne nous dit pas, ce qui est probable, que pour amener cette accalmie, il dut rétracter de trop violentes paroles et s'excuser auprès du noble pontife dont il avait si grossièrement méconnu le caractère sacré. Quoiqu'il en soit, à la suite de cette scène incroyable, il y eut évidemment une entente finale entre le pape et les ambassadeurs. Une commission sans clauses exceptionnelles fut accordée à Wolsey et à Gampeggio pour instruire en Angleterre le procès du divorce. Le pape, en la délivrant aux ambassadeurs, exprima l'espérance qu'elle donnerait satisfaction au roi. Gardiner ne fut pas très content : cependant il crut devoir passer outre K
Fox fut sur-le-champ dépêché en Angleterre pour y porter la commission avec la dispense éventuelle en faveur du mariage avec Anne de Boleyn. Il triomphait de ce que cette dernière pièce avait été renvoyée fidèlement copiée sur le modèle et sans aucune altération. Mais puisque la dispense ne pouvait devenir exécutoire qu'après l'annulation du mariage, elle ne signifiait pas grand'chose par elle-même : elle n'avait qu'une importance tout à fait accessoire. La sentence du divorce, en devenant définitive, pouvait seule lui donner de la valeur. Les conditions dans lesquelles la commission devait être constituée avaient bien plus de portée et étaient bien autrement essentielles.
Arrivé en Angleterre vers la fin d'avril, Fox se hâta de se rendre à Greenwich où il espérait trouver le roi
1 Gomme il n'y avait pas de dérogation au droit commun, l'appel était implicitement réservé.