LA COMMISSION DEMANDÉE EST DÉLIVRÉE
avec Wolsey. Gomme le roi ne put pas le recevoir surle-champ, il ordonna que son ambassadeur fût introduit auprès d'Anne de Boleyn : « elle était dans une grande galerie avec d'autres dames ^ d'honneur de la reine ; elle rentra aussitôt dans sa chambre et admit Fox en sa présence. Fox fut chargé par elle de féliciter Gardinersurson succès et non-seulement sur la diligence, la fidélité, la dextérité dont il avait usé pour se procurer les deux pièces importantes rapportées de Rome, mais encore sur le soin qu'il prenait de hâter le départ du légat Campeggio. Elle promit à Fox et à Gardiner des témoignages de sa reconnaissance pour avoir si bien commencé cette grave affaire. »
Le roi vint lui-même pendant cet entretien, et alors Fox lui fit un rapport détaillé sur tout ce qui s'était passé à Orvietto. Il lui présenta la dispense, puis la commission en lui disant que cette dernière pièce n'avait été obtenue qu'après de longs débats; on n'avait pas pu l'avoir dans la forme convenue en Angleterre ; les ambassadeurs avaient dû se contenter de la rédaction arrêtée par les cardinaux romains ; mais ce qui suppléait en quelque sorte à ce qu'elle avait d'incomplet, c'était la promesse que le pape aurait faite, disait-on, de ne pas évoquer la cause et de confirmer la sentence quelle qu'elle fût ^. Le roi se livra à de chaleureuses démons-
1. Donc on avait admis, à cette époque, Anne de Boleyn parmi les dames d'honneur de la reine. Fox dit dans la lettre que nous citons et qu'il a écrite à Gardiner que la princesse et quelques-unes de ces dames avaient la petite vérole. C'est sans doute de la princesse de Galles qu'il s'agit. La lettre est du 11 mai 1528.
2. Etrtit-ce bien là ce qu'avait dit le pape ? On peut en douter.