HENRI VIII EST CONTENT
trations de joie et de reconnaissance en témoignant beaucoup de satisfaction au sujet de cette heureuse issue des négociations diplomatiques.
Fox crut devoir renvoyer une grande part du succès obtenu à Wolsey, soit à cause des excellentes instructions que le cardinal avait données aux ambassadeurs, soit à cause des lettres qu'il avait écrites au pape, même avant leur arrivée, et où il avait établi que le roi, en exprimant le désir d'un divorce et d'un nouveau mariage, n'avait pas cédé à un caprice puéril, que sa démarche avait été réfléchie et consciencieuse, et que la personne sur qui il avait fixé son choix était digne de son affection.
Alors le roi engagea Fox à se présenter chez Wolsey pour lui rendre compte de ce qui s'était passé à Orvietto. Le ministre fut moins satisfait que le roi des termes dans lesquels était conçue la commission : néanmoins, le lendemain, il affecta d'en être content quand il se trouva en présence de lord Rochford, père d'Anne de Boleyn. On reconnut généralement que Gardiner avait bien conduit toute cette négociation, mais, comme il s'était laissé aller à employer la voie de la violence et de l'intimidation, Wolsey le blâma sur ce point et dit qu'il n'aurait jamais dû manquer, en traitant avec le pape, aux égards respectueux dus au chef de l'Eglise.
Un peu plus tard, comme les jurisconsultes supposaient que la reine pourrait refuser de comparaître ou porter appel contre la sentence, Gardiner fut chargé de « s'enquérir en cour de Rome de ce qui pourrait être fait dans ce cas ; si le refus de comparaître frapperait de nullité la procédure faite par les légats, ou si l'on