GARDINER CONTINUE DE NÉGOCIER A ROME
pourrait y apporter remède, et, si durant l'appel, la partie poursuivante pourrait se remarier. Le cardinal tâcherait de savoir quelle serait la ligne de défense adoptée par la reine : en attendant, pour la décharge de sa conscience , il déclarait qu'un fait devait être regardé comme acquis à la cause, savoir que le roi n'avait pris aucune part à la demande d'une bulle de dispense pour se marier avec la femme de son frère, et qu'on n'avait donc aucun droit de la lui opposer. »
Quel argument un peu solide aurait-on donc pu tirer de la constatation de ce fait? Aucun évêque, aucun prêtre n'aurait marié Henri VIII avec sa belle-sœur si on ne lui avait pas présenté la bulle de dispense. De plus, cette bulle avait été reconnue valide dans les conseils du roi au moment de son mariage, après une discussion à laquelle la contradiction n'avait pas manqué. Puisque Henri VIII, non-seulement n'avait pas fait opposition à cette dispense, mais en avait profité, il n'était plus recevable à en proposer la nullité. D'ailleurs cette nullité se serait trouvée couverte par son silence pendant dix-huit années de cohabitation nuptiale avec Catherine d'Aragon.
Du reste. Fox reconnaissait dans sa correspondance avec Gardiner que, quelque larges que fussent les pouvoirs accordés par la commission, la reine pourrait toujours exercer son droit d'appel au pape, et finirait par obtenir que la décision de cette affaire fût portée en dernier ressort à Rome, ce qui, au bout du compte, déconcerterait les espérances et ferait avorter tous les plans de campagne de Henri VIII. a Cependant, ajoute « Fox écrivant h Gardiner, voici un entretien de Sa