‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 206 sur 400 · RÉCEPTION SOLENNELLE FAITE A CAMPEGGIO · texte numérisé non relu

RÉCEPTION SOLENNELLE FAITE A CAMPEGGIO

énergique, toujours résolue à défendre vaillamment son honneur et la légitimité de sa fille ^

L'empereur avait désigné comme défenseur de la reine le canoniste Micel Miguer Mai qui ne put pas arriver en Angleterre en temps utile, on ne sait pourquoi.

Cependant Henri VIII ne laissait guère de repos à Campeggio : le malheureux légat n'était encore en état ni de marcher, ni d'aller à cheval, et il pouvait à peine supporter d'être assis, quand Sa Majesté lui fit dire qu'il aurait son audience le 22 octobre suivant à Black-friars. Il est vrai que ce palais, situé tout près du logis de Campeggio, avait été choisi précisément pour ménager ses forces. Le roi fît au cardinal un accueil bienveillant et plein de prévenance. Dans la salle où il le reçut, étaient réunis les princes du sang, les principaux lords du royaume, les premiers prélats de l'Angleterre et les ambassadeurs des diverses puissances, à l'exception de Mendoza qui n'avait pas été convoqué à cette réunion : (( Mon ami Florian, dit Campeggio, prononça un discours sur l'état actuel de la politique extérieure ; quand il dépeignit les malheurs de Rome et de l'Italie, il fit couler les larmes de toute l'assistance. » Le docteur Fox lui répondit par un discours très véhément 2 dans lequel il imputa à l'empereur les orgies et les profanations des troupes impériales pendant et après le sac de Rome. « Henri VIII, suivant l'orateur, après avoir épuisé les moyens de rétablir la paix entre les princes chrétiens, s'était joint au monarque et aux princes qui avaient le

1. Même lettre de Menrloza à la date 'lu 30 septembre, tome IV, p. 80 i et suiv.

2. The Calendar, p. 176, et IV*" vol. des State papers, p. 839-840, lettre du 18-20 novembre \ô1S.

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