‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 208 sur 400 · DE HENRI AVEC CATHERINE. 2G · texte numérisé non relu

DE HENRI AVEC CATHERINE. 2G

Après la discussion sur le droit, Campeggio offrit comme moyen terme de faire ses efforts pour persuader à la reine d'entrer dans une maison religieuse : cela plut beaucoup à Henri. « Il y a, dit-il, de fortes raisons pour qu'elle l'accepte, car j'ai cessé depuis deux ans d'habiter avec elle ; et, quel que soit le résultat du procès actuel, je ne mettrai pas fin à cette séparation. » Il ajouta que, sur le reste, il serait prêt à faire toutes les concessions possibles et, par exemple, il garantirait la succession au trône de la princesse Marie, s'il n'avait pas d'enfant mâle d'un autre mariage. Il l'engagea à aller au plus tôt parler à la reine avec le cardinal d'York.

Dans l'intervalle, Campeggio chercha à ébranler la résolution du cardinal Wolsey en lui faisant 'entrevoir les dangers qui pourraient résulter du courroux de Tempereur. Wolsey répondit qu^on pourrait garder avec Catherine de tels égards, même en lui faisant perdre son procès, qu'on ne donnerait aucun prétexte à des ressentiments de famille, que d'ailleurs l'empereur ne ferait pas de guerre à outrance à l'Angleterre pour un pareil motif, attendu qu'il avait laissé très paisiblement chasser de leurs royaumes deux autres de ses sœurs, la reine de Hongrie et la reine de Danemark. Alors Campeggio se rejeta sur les intentions du pape. Je me suis engagé, dit-il, à faire connaître à Sa Sainteté mon opinion sur le procès et à attendre des instructions nouvelles pour procéder au jugement. Alors Wolsey s'écria avec une humeur très marquée : Si sic est, iiolo ncgociori vobiscion neque sic agitur cum rcrjc. — « Je (( ne vois pas, dit Campeggio à son correspondant « Sanga, comment il me sera possible de poursuivre le

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