DÉTAILS DONNÉS EN CONFESSION PAR LA REINE
tien avec le roi : ce prince lui avait désigné comme conseillers l'archevêque de Gantorbéry, les évêques de Londres et de Bath, auxquels on joignit plus tard le docteur Staudish, évêque de Saint-Asaph. Le roi ne voulut pas qu'elle se fît envoyer un nouveau jurisconsulte d'Espagne ; mais il lui permit d'avoir un proctor (fondé de pouvoirs) et un autre avocat qu'elle ferait venir de Flandre ; et il l'autorisa aussi à continuer de voir un Espagnol qui était à Londres et qui s'appelait Vives. Gampeggio eut une conférence particulière avec Fischer, évêque deRochester, qu'il savait avoir la faveur et la confiance de la reine. Il fut satisfait de ses bonnes dispositions ^
Bientôt après eut lieu un singulier incident : la reine demanda au cardinal Gampeggio, avec la permission du roi, de l'entendre en confession. Gampeggio ne crut pas devoir le lui refuser.
En même temps que Gatherine trouverait par là un moyen de soulager ainsi sa conscience , son intention é tait défaire savoir au cardinal légat, qui resterait son juge en même temps qu'il deviendrait son confesseur, beaucoup de détails de sa vie intime dont il ne pourrait pas suspecter l'exactitude. Elle lui révélerait son âme tout entière. G'était le meilleur moyen, — elle l'entrevoyait instinctivement, — de gagner et de capter sa confiance. En finissant, elle le dégagea du secret absolu qui aurait en-
1. Lelters, p. 2108. Quelques auteurs nomment aussi, parmi ces conseillers, le confesseur môme de la reine, le père Forest, et l\Wôque de Rochester, le pieux et intrépide Fisher. D'autres historiens prétendent que Catherine consultait sans doute ces deux hommes vénérables, mais qu'ils n'étaient pas sur la liste des conseillers désignés par le roi.