AUTRE CONFÉRENCE OFFICIELLE AVEC LA REINE
veloppc les récits faits au confessionnal; et lui donna l'autorisation et lui demanda même formellement de les communiquer au Souverain Pontife.
Les détails précis dans lesquels elle entra sur son premier mariage ne pouvaient laisser aucun doute à Campeggio sur la nature des rapports qu'elle avait eus avec le prince Arthur.
En terminant cette conférence intime, elle insista pour que tout fût décidé judiciairement et elle assura Campeggio que, s'il intervenait une décision légale et définitive annulant son mariage et sanctionnée par le pape, elle se soumettrait et se regarderait comme aussi libre que Henri lui-même. — Néanmoins, elle priait le cardinal de se prévaloir auprès de ce prince du vif désir qu'avait exprimé Sa Sainteté de le voir renoncer à sa passion {fantasy).
« Enfin, ajoute Campeggio dans la lettre qu'il écrit à 1 Salviatti sur ce sujet, la reine me pria de faire savoir « au pape qu'elle userait de toute son influence pour « obtenir de l'empereur qu'il accordât la paix à TAn- « gleterre et au monde chrétien. J'essayai en vain de tt la ramener à mon avis par la persuasion, elle demeura « d'une fermeté inébranlable. Toute cette conversation « m'a confirmé dans la pensée que c'était une femme « d'une haute sagesse. Mais, tout en lui rendant cette « justice , je vois avec peine que son obstination « nous créera de grandes difficultés et préparera à « l'Angleterre et à l'Eglise une bien périlleuse situa- « tion ^ »
1. La lettre du 2G octobre, de Campeggio à Salviatti, pour être remise au jiape, était chiirréo. Ou l'a trouvée au Vatican et décliilfrée tout