SES CONSEILLERS LUI PERSUADENT DE LA DEMANDER
nous passerions outre, comme si le bx^ef n'avait jamais existé.
(( Il est désirable aussi que vous écriviez à l'ambassadeur impérial, de qui vous tenez la copie que vous avez exhibée, afin qu'il vous seconde dans votre démarche. Si l'empereur s'obstine à refuser, alors la reine pourra protester qu'elle n'a fait que revendiquer son bien , demander au pape qu'il interpose son autorité auprès de l'empereur ou employer d'autres remèdes, mais nous espérons qu'elle n'en sera pas réduite à de telles extrémités. Enfin, pour que le roi et son conseil ne puissent pas imputer à la reine d'avoir recours à des moyens dilatoires pour éluder le jugement, il est très expédient qu'elle déclare en présence d'un notaire qu'elle n'enlend user d'aucun délai inutile, qu'elle tâchera hona fide de recouvrer la pièce en question en toute diligence et qu'elle la produira dès qu'on la lui aura fait parvenir i. »
Cette dernière exigence, qui dénote une défiance tout à fait injurieuse, fut sans doute aussi suggérée par Wolsey : nous ne savons pas si une telle déclaration fut faite par la reine, suivant l'avis de ses conseillers, assez sèchement exprimé, comme on le voit. Mais ce qui est certain, c'est qu'elle écrivit à l'empereur une lettre telle que le désiraient les prélats de son conseil. Elle priait donc ce prince de lui envoyer l'original du bref et de se contenter d'en retenir pour lui-même une copie certifiée ^. Cette lettre fut remise à son cha-