Inlroduction, tome IV, Brewer, p. ccccxv
2. CeUe lettre, dit Brewer, a été conservée aux archives de Simancas; mais nous no la trouvons pas dans les derniers volumes du Calendar, ôrljtés par Gayangos.
LA RElNi: CONSENT A CETTE DÉMARCHE. 283
pelain, Thomas Abel, pour la faire parvenir à son neveu Gharles-Quint. Mais Abel, dans le même paquet et par la même occasion, envoyait une autre lettre à l'empereur et écrite par lui-même dans laquelle il avertissait Sa Majesté qu'en réclamant Toriginal du bref, la reine n'exprimait pas sa véritable pensée, car elle avait agi sous la pression d'une sorte de violence morale ; il ajoutait qu'elle le priait d'employer tous ses efforts à faire évoquer l'affaire à Rome, car elle n'avait pas de justice h attendre en Angleterre. Enfin il demande, au nom de la reine, que l'ambassadeur impérial à Rome, Metaxuela, soit prévenu de la situation où elle se trouve, de son manque presque absolu de liberté, et qu'il soit prié de dire tout cela au pape pour expliquer le silence de cette princesse.
Le roi, au surplus, avait pris ombrage des acclamations et des marques d'intérêt qui avaient été données à la reine, quand elle traversait une place de la Cité. Cette popularité, qui semblait s'éloigner de lui pour se tourner vers elle, lui causait une violente irritation. On avait encore augmenté chez lui cette mauvaise disposition en lui rapportant que l'empereur s'était vanté de faire, quand il le voudrait, renverser Henri VIII de son trône par ses propres sujets en leur donnant un chef et quelques secours. Aussi, voici la scène qu'il arrangea de manière à prévenir par la terreur toute tentative d'insurrection. Cette scène est dépeinte très vivement par notre ambassadeur du Bellay :
ce II y a eu dimanche huit jours, dit-il, le roi a fait « venir le maire de la Cité et des membres de son con- « seil (les aldermen) et la plupart des gros seigneurs, a disant les tours que l'empereur lui a joués, l'amitié