‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 226 sur 400 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Montoya, agent de Catherine, envoyé en Espagne. — Rapports secrets (le la reine avec Metaxuela, ambassadeur impérial près du souverain pontife. — Henri VIII envoie à Rome d'abord Bryanet Vannes, puis Knight et Benett. — Etranges instructions qu'il leur donne et son recours au pouvoir absolu du pape. — Tracasseries pénibles qu'il suscite à la reine. — Plaintes et protestations touchantes de Catherine.

La lutte se continue dans l'ombre entre Henri VIII et Catherine. Les démarches du roi se multiplient, soit auprès de Clément VII et de la cour pontificale, soit auprès des deux légats à Londres : elles sont contreminées par Charles-Quint et par ses agents avec une attention et une prévoyance qui ne se démentent jamais.

Le mauvais effet qu'aurait pu produire sur l'esprit de Charles-Quint la lettre qu'on avait forcé la reine d'écrire, avait été neutralisé, soit par celle de son chapelain Thomlas Abel, soit par les dépêches de Mendoza. Mais on ne s'en tint pas là. Catherine, après que son agent Philipp fut revenu à Londres, obtint du roi la permission d'envoyer en Espagne un officier de sa maison appelé Montoya. Elle ne lui donna aucune lettre ni en caractères ordinaires, ni en chiffres. Elle le chargea d'un message purement verbal, et Mendoza lui fit apprendre, à peu près par cœur ^ ce qu'il aurait à dire

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