‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 23 sur 400 · INTRODUCTION HISTORIQUE XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION HISTORIQUE XXXIII

ques heures à l'étude. C'est alors qu'elle apprit la langue de l'Eglise, de la science, et qui était aussi dans ce temps la langue des actes diplomatiques, le latin. Plus tard, elle écrivit en latin à son confesseur. Elle étudia également quelques langues vivantes.

Son exemple finit par se répandre et par propager l'ardeur de l'instruction chez les dames qui l'entouraient. La cour, auparavant si frivole, sembla prendre des goûts littéraires très sérieux. De proche en proche, ces goûts se transmirent peu à peu dans dans tous les rangs de la nation. Sous ce rapport, comme sous celui des mœurs, on peut dire qu'en Espagne une métamorphose sociale complète s'opéra, sous l'influence d'une femme, pendant un règne marqué d'ailleurs partant de glorieux travaux,

On comprend quelle forte impulsion une princesse comme Isabelle dut imprimer à l'éducation de ses fils et de ses filles.

Son fils D. Juan, élevé avec des jeunes gens choisis de la jeunesse castillane, fut initié à toutes les branches des connaissances humaines, et profita admirablement des leçons qui lui furent données. On sait qu'il mourut h la fleur de l'âge, au moment où il faisait concevoir aux Espagnols sur qui il devait régner, les plus brillantes espérances.

Quant aux princesses, ses sœurs, elles reçurent les enseignements du docte et pédantesque Pierre Martyr, qui s'en vante en ces termes : « J'ai été le nourricier

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