‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 232 sur 400 · PLAINTES ET PROTESTATIONS DE CATHERINE · texte numérisé non relu

PLAINTES ET PROTESTATIONS DE CATHERINE

venance. Les légats lui dirent qu'elle ne devait pas s'amuser pendant que le roi était triste et mélancolique au sujet de tout ce qui se passait. Et que faisait Henri cependant? Il allait, sans beaucoup de bruit, il est vrai, calmer sa tristesse et égayer sa mélancolie auprès d'Anne de Boleyn, dans ses beaux appartements de Greenwich ! Ce n'est pas tout! il faisait reprocher à Catherine les acclamations favorables qui l'accueillaient quand elle se montrait à Londres, et les mauvaises dispositions du peuple contre Wolsey et contre le roi lui-même. Il affectait d'y voir la preuve d'une conspiration secrète contre le gouvernement anglais tout entier!

Pendant ce temps, la malheureuse reine disait en confidence au docteur espagnol Vives ^ : « J'aime toujours beaucoup le roi Henri : et je n'en veux qu'à ceux qui m'ont aliéné son cœur. Le chagrin que je ressens est bien grand ; car il est en proportion de l'amour que j'éprouve toujours pour lui !.. . Puis elle ajoutait : Je ne demande qu'une chose, c'est de ne pas être condamnée sans avoir été entendue ! »

1. Le docteur Vives, que Catherine avait voulu mettre au nombre de ses conseillers, reçut son congé de Henri VIII en sa qualité d'Espagnol. Mais il régla encore quelque temps à Londres, pour donner des leçons de latin à la princesse Marie. — Voir sa lettre dans le recueil des Letters anâpapers, p. 21G6.

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