‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 233 sur 400 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Démarches infructueuses deCasale pour obtenir l'accéltTation de l'affaire du divorce. — Deux autres agents anglais, Bryant et Vannes, vont traiter à Rome la question du bref prétendu faux. — lueurs objections réfutées par l'ambassadeur impérial Micer Mai et par le cardinal Santa-Croce. ■»— La stratégie politique de Wolsey ne plaît ■ ni à Rome, ni à Londres. — La France se rapproche de l'empereur. — Maladie de Clément VIL — Candidature de Wolsey au siège pontifical. — Clément VIF, convalescent, est obsédé par les agents anglais ; il leur résiste avec une fermeté invincible- — Il a une longue conférence avec Micer Mai et lui promet de ne jamais autoriser le divorce. — Micer Mai lui remet une lettre touchante de la reine Catherine. — Plaintes vaines des ambassadeurs anglais.

Casale, agent ordinaire de l'Angleterre à Rome, avait été chargé de faire des démarches auprès de Sa Sainteté pour qu'elle intimât Tordre au cardinal Gampeggio de •faire connaître au conseil privé de Henri YIII sa commission pontificale, laquelle lui donnait les pouvoirs les plus étendus, disait-on, pour procéder au jugement du divorce, et l'autorisait à agir aussi expéditivement qu'il le voudrait. Le pape répondit que Gampeggio l'avait brûlée, d'après des instructions récentes qui lui avaient été envoyées, et qu'il avait bien fait. Gependant il ajouta : « Je lui ordonnerai de commencer le procès et ï'enquôte; mais, quand l'enquAte sera faite, il devra l'envoyer à Rome. »

Gasale prétendit que Clément VII était retourné au parti de l'empereur, parce que ce prince lui avait pro-

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