BRYANT ET VANNES REVIENNENT AU BREF
mis de lui faire rendre Gervia et Ravennes, qui appartenaient aux Etats pontificaux, et que les Vénitiens détenaient encore.
Wolsey savait déjà que cette restitution était vivement désirée par le pape. Mais comment demander ce sacrifice à une puissance telle que Venise, comment l'exiger, si on n'était pas secondé par la France? Or la France, à qui on demanda son concours à cet effet, ne voulut pas l'accorder.
Quand notre ambassadeur signifia ce refus à Wolsey, on assure que ce vieil homme d'Etat répandit des larmes : cet échec humiliant de sa diplomatie devait en entraîner bien d'autres ; c'est ce qu'il prévoyait avec une sorte de terreur.
A leur arrivée, Bryant et Vannes prirent des informations qui confirmèrent les renseignements de Gasale. Le pape et ceux qui l'entouraient reconnaissaient que l'empereur était tout-puissant en Italie, et qu'une seconde occupation de Rome n'était pas impossible. De plus, l'empereur menaçait le souverain pontife de la convocation d'un concile général, ce qui effrayait le faible et timide Clément VII ^
Les premières démarches que firent les ambassadeurs furent dirigées contre le bref produit par Catherine d'une manière si inattendue. On ne comprenait pas, disaientils, comment cette pièce avait pu être envoyée à Ferdinand en Espagne, à Finsu de tout le monde, pendant que, sur la demande de Henri VII, la copie de la bulle authentique lui aurait été adressée en Angleterre. A quoi bon ce double emploi? On voulut chercher dans