‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 235 sur 400 · CLÉMENT VII NE GOUTE PAS LEURS OBJECTIONS · texte numérisé non relu

CLÉMENT VII NE GOUTE PAS LEURS OBJECTIONS

les registres du Vatican, on ne trouva pas de minute de ce bref. Au surplus, ces deux pièces qui auraient été écrites le même jour, au commencement de l'année, n'auraient pas pu, disait-on, être signées par Jules II : car l'année ecclésiastique à Rome commence le 25 décembre de notre calendrier ordinaire ; et, à cette époque, Jules II n'était pas encore pape.

Mais cette objection prouvait trop, car elle retombait sur la bulle aussi bien que sur le bref, et on ne contestait pas l'existence de la bulle.

Quant à Clément VII, il ne vit dans l'expédition d'un bref, postérieur peut-être de quelques heures à la bulle elle-même, que la volonté bien arrêtée de Jules II de confirmer et peut-être d'éclairer la dispense déjà donnée. Il ne crut pas d'ailleurs qu'il pût décider un point de fait, tel qu'un faux, dans une pièce authentique, en vertu de son infaillibilité, qui devait être réservée aux cas douteux en matière de dogme et de morale. Il fallait, disait-il, attendre les explications de l'empereur; car ce prince avait fait savoir à la cour de Rome qu'il possédait en Espagne Toriginal du bref en question, qu'il le communiquerait aux divers ambassadeurs, notamment aux ambassadeurs anglais, et que, jusqu'à ce qu'on eût mis en demeure le gouvernement espagnol de faire cette production, on ne saurait accuser ni le roi Ferdinand, ni l'empereur Charles-Quint d'avoir commis un faux.

Les ambassadeurs proposèrent alors de venir au secours du pape, de lui fournir une garde d'honneur, etc. Et, comme Clément VII accueillait très froidement toutes ces offres de service, ils se hasardèrent à lui dire, de la part de Wolsey, que « l'empereur, depuis quelque

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