‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 26 sur 400 · INTRODUCTION HISTORIQUE XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION HISTORIQUE XXXIX

porains ^ Seulement, il fut plus habile que la plupart d'entre eux.

11 joignait h cette habileté une activité infatigable, soit physique, soit morale, faisant tout par lui-même et, suivant l'expression d'un contemporain, trouvant so}i repos dans r action.

Adroit à tous les exercices du corps, sachant bien manier la lance et dompter un coursier difficile, il avait tout ce qu'il fallait pour être réputé un parfait chevalier. Même dans le commandement des armées, il avait fait preuve, non-seulement d'un grand courage, mais encore d'une véritable capacité militaire.

Néanmoins, ce qui constituait surtout sa supériorité, c'étaient le sens gouvernemental et les vues politiques. Dans cette Espagne où les idées, les traditions du moyen âge, semblaient encore si fortes et si vivaces, Ferdinand ne craignait pas de rompre en visière avec elles, en combattant la séparation et le morcellement des provinces. Comme un souverain de nos jours, il allait prêchant, même pour les Etats voisins, ce même système d'unification, et, par exemple, il soutenait que l'Ecosse devrait au plus tôt se fusionner avec l'Angleterre

Seulement il voulait que les royaumes ainsi agrandis fussent compacts et formés de provinces contigui's.

1. « La tromperie regardée comme un moyen légitime <\(i vaincre. « ne faisait naître aucune honte, pas plus (juc le vol chez les lié- <i douins. » (Cantù, Histoire des Italiens, traduction française, par Lacombe. Tom. VII, p. 188.)

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