‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 265 sur 400 · NOUVELLE DÉMARCHE AUPRÈS DE CATHERINE · texte numérisé non relu

NOUVELLE DÉMARCHE AUPRÈS DE CATHERINE

socier Gampeggio à la démarche qu'il allait tenter, il le prit en passant dans sa demeure, et tous deux se rendirent à Bridewel chez la reine.

Lorsque Catherine fut informée de leur arrivée, elle sortit de sa chambre pour les recevoir dans le salon où étaient les femmes de sa maison ; elle avait un écheveau de soie autour du cou et, en le leur montrant : « Voilà, dit- (( elle, quelles sont mes occupations ; je ne pense pas que « le roi en prenne ombrage.» Les légats lui exprimèrent le désir de l'entretenir en particulier; comme elle paraissait hésiter ou au moins ne pas se presser d'accéder à leur demande, Wolsey commença la conversation en latin. « Je vous en prie, mon bon lord, lui (( dit-elle, parlez-moi en anglais^ quoique je comprenne le « latin. — Nous voudrions, dit-il, savoir votre sentiment (( sur les questions qui se débattent entre le roi et vous, « et vous dire, à notre tour, notre opinion à ce sujet. — « Je vous remercie, milords, répondit-elle, de votre bonne « volonté, mais je ne pourrai pas répondre distincte- (( ment à vos demandes ; vous me trouvez occupée avec « les femmes de ma maison 5 des sortes d'ouvrages qui « n'ont guère de rapports avec ces matières si sérieuses (( et si ardues, dans lesquelles il faudrait de longues dé- (( libérations et une meilleure tète que la mienne pour « pouvoir répondre dignement à des hommes aussi (( éminents que vous Tètes. Ici même je manque de « conseils dans mon entourage le plus rapproché. Hé- (( las! milords, je ne suis qu'une pauvre femme, man- « quant de l'esprit et de l'intelligence nécessaires pour c( faire sur ces graves sujets une réponse qui mérite d'è- (( tre prise en considération. Je vous prie donc de me « dire votre sentiment, car je suis une étrangère simple

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