‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 266 sur 400 · LES LÉGATS TIENNENT UNE DERNIÈRE SÉANCE · texte numérisé non relu

LES LÉGATS TIENNENT UNE DERNIÈRE SÉANCE

a. et ignorante, sans amis et sans conseils ; et, loin de (c décliner vos bons avis, je serai heureuse de les re- (( cueillir et je vous écouterai avec déférence. » Elle prit alors la main de Wolsey et l'emmena avec Gampeggio dans sa chambre. « Là, ils eurent un long en- V tretien, dit Gavendish, mais la reine parlait presque « toujours très bas et il n'était pas possible de l'en- « tendre ^ »

Suivant la version d'un autre chroniqueur, la reine aurait fait des reproches sévères à Wolsey, en lui disant que, par une opposition nette et décidée, il aurait pu arrêter le roi dans les commencements, avant que ses projets de divorce, nés d'une passion insensée, eussent pris une consistance sérieuse. Elle aurait, au contraire, traité Gampeggio avec la plus gracieuse bienveillance ^.

On conçoit que Gavendish n'ait pas voulu enregistrer cette version si peu favorable à son maître.

Le lendemain, 23 juillet, eut lieu la séance de la cour des légats qui devait être la dernière. Ge jour-là, le roi se tint dans une galerie, près de la salle d'audience, d'où il pouvait voir et entendre les juges. Toutes les procédures avaient lieu en latin, c'est dans cette langue que l'avoué du roi demanda que la sentence définitive fût prononcée. G'est dans cette langue aussi que Gampeggio qui présidait s'exprima avec une grande facilité, en expliquant que l'usage de la cour de Rome était de suspendre toute espèce de procès depuis la fin de juillet jusqu'au commencement d'octobre. On ne

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