‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 274 sur 400 · Voir Hall. \). 7G · texte numérisé non relu

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\. Du 9 et 20 octobre.

3o8 PROSTRATION MORALE DE WOLSEY.

provision de la seizième année du règne de Richard II, pour avoir siégé, dans une cour judiciaire en Angleterre, comme représentant et délégué du pape. Cette contravention emportait la confiscation de tous ses biens.

Wolsey avait obtenu pour ce fait la licence royale ; il aurait pu produire les lettres patentes qu'il avait demandées et obtenues à cet effet, il crut plus prudent de se soumettre sans murmurer et sans protester. Il écrivit au roi une lettre où il se reconnaît coupable, au moins implicitement, et où il s'abaisse, pour lui demander grâces et merci, h des supplications sans noblesse et sans dignité ^

Ce fut alors, quand il était sous l'émotion de sa récente disgrâce, que son ami G. du Bellay vint le voir. Notre ambassadeur fut frappé de la prostration morale de cet homme d'État autrefois si fier et si altier : voici comment il rend compte de cette impression, dans son vieux et familier langage : « Cœur et parole lui fail- (( laient entièrement... son visage est déjà maigri de (( moitié... Il prie que le roi et Madame veuillent avoir « pitié de lui. Et vous promets, Monseigneur, que sa (( fortune est telle que ses ennemis, encore qu'ils soient « Anglais, ne se scauroient garder d'en avoir pitié, ce (( nonobstant ne laisseront de le poursuivre jusqu'au « bout 2. La fantaisie de ces seigneurs, ajoute-t-il, est

1. CeUe leUre finissait ainsi : c< Le souvenir amer de mes folies et le « glaive acéré du déplaisir de Yotre Majesté ont tellement percé otpé- « nétré mon cœur que je ne puis plus que faire entendre un cri lamen- «: table et dire : Sufficit, nunc contine, piissime rex, manum tuam ! » Siatcpapcrfi, p. 347. Introduct., tome IV, p. xxiii.

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