WOLSEY ESPIONNÉ ET TRAHI PAR SON MÉDECIN
regardait comme un homme sûr. « Quant au cardinal, « ajoute-t-il, il n'y a nul espoir d'obtenir sa réhabilita- (( tion. On assure qu'il existe contre lui des preuves gra- « ves et nombreuses : on m'a certifié que quand il était « ministre, il avait intrigué et comploté contre son maî- « tre, au dedans et au dehors du royaume, que le roi « pourrait dire où et quand, — et qu'un des serviteurs « de Wolsey — plus d'un peut-être — avait découvert « et dénoncé ses complots. »
On ne peut guère douter que le docteur Augustino n'ait tenu le duc de Norfolk au courant des communications de Wolsey avec la France. Ces communications clandestines, quoique innocentes, avaient suffi pour exciter le courroux de Henri VIII, qui ne pouvait pas supporter l'ingérence d'une puissance étrangère dans ses affaires intérieures. — D'un autre côté, Bryan, ambassadeur en France, écrivait de Blois qu'il avait vu François P' et que, la conversation étant tombée sur Wolsey qui venait d'être arrêté, ce prince aurait dit que cette arrestation était bien méritée ; « il y aurait, a-t-il ajouté, des présomptions qu'il se serait adressé à la cour de Rome pour se faire rétablir dans ses bénéfices et dignités, ce qui serait contraire à son serment d'allégeance 1. » Cette nouvelle accusation manquait tout à fait de base. Il n'en est pas moins vrai que François déclara que Wolsey avait déshonoré de grandes dignités en y portant la bassesse de sentiments qu'il devait à sa naissance et qu'il méritait un châtiment sévère ^î
Nous sommes affligé de voir le i^oi chevalier aban-