‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 289 sur 400 · DÉMARCHES DU MARÉCHAL DE MONTMORENCY · texte numérisé non relu

DÉMARCHES DU MARÉCHAL DE MONTMORENCY

en personne mendier leurs voix de porte en porte. Après toutes ces démarches qui avaient si bien préparé le terrain, du Bellay assista, le 8 juin, par l'ordre de François P'', à la congrégation générale de l'Université de Paris, rassemblée pour délibérer sur la question de savoir si Henri VIII avait pu épouser légitimement la veuve de son frère, le prince Arthur de Galles.

Du Bellay fit un long discours, qui, sous couleur d'impartialité, concluait implicitement en faveur de la thèse du roi d'Angleterre. Il avança, entre autres, un fait très hasardé, c^est que des universités d'Italie s'étaient déjà prononcées en faveur du divorce, tandis que celle de Padoue et celle de Bologne, les seules de ce pays qui finirent par opiner dans ce sens, n'avaient pas encore pris de décision définitive.

Or du Bellay passait pour être, non-seulement l'ami, mais le pensionnaire du roi d'Angleterre.

Le docteur Béda osa se plaindre de la partialité du roi de France pour le monarque dont du Bellay semblait défendre la cause; celui-ci, craignant une accusation plus directe, fit taire l'importun docteur, en disant que la faculté n'avait qu'à faire justice, qu'en contentant Dieu elle contenterait le roi et ne mécontenterait personne^ ,

Cela dit, du Bellay sortit de la salle pour laisser les docteurs plus libres d'énoncer leurs opinions et de conclure comme il leur conviendrait.

Les premiers qui opinèrent furent d'avis que l'on de-

1. Lettre de G. du Bellay contenant un rapport au roi sur ce qui s'est passé dans la séance du 8 juin de l'Université de Paris. — Histoire du divorce de Joachim Legrand, p. 460-465.11 parait, d'après les lettres de M. de la Pommeraye, alors agent de France à Bruxelles, que la reine de Hongrie se plaignait de ce que les ambassadeurs de

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