DÉLIBÉRATIONS ET DISPUTES DES THÉOLOGIENS
vait, suivant les désirs du roi de France, mettre la question qui leur était soumise en délibération. D'autres soutinrent que Ton ne pouvait point délibérer sur cette matière sans en avoir écrit au pape, de qui relevait cette cause par sa nature même. D'autres voulaient bien que Ton écrivît au roi et en même temps au pape, mais qu'en attendant on commençât la délibération. Quelques-uns prétendirent que le souverain pontife avait défendu qu'on discutât cette affaire, soit en Angleterre, soit ailleurs, tant qu'elle serait pendante à Rome. Sur quoi un membre de la Sorbonne « remontra que « les privilèges de ce corps dépendaient du roi autant (c que du pape, que c'était charger l'honneur du pape (c que de lui imputer qu'il eût fait telle défense qu'à la « conscience blessée d'un chrétien ne fût donné ni (( consolation ni remède, et que la défense serait telle (( qu'il ne faudrait obéir, et cependant que le bedeau (( récolligeait les noms et opinions des délibérants, pour (( savoir quel serait l'avis de la plus grande partie, se (( leva un desdits sieurs nos maîtres qui lui arracha (( le rôle des poings et le déchira, et là-dessus se levè- « rent en troupe avec un grand et désordonné tu- (( multe... Ainsi se départit la compagnie et les ambas- « sadeurs du roi d'Angleterre qui se promenaient en « une galerie et les virent sortir en tel désordre et « crierie, et oyèrent tous les propos qu'ils tenaient « entre eux, retournèrent à leur logis fort mutinés « et interprétant cette affaire en très mauvaise part K »
l'empereur n'avaient pas été admis à consulter la Sorbonne au nom do l'empereur et au nom de Catherine, nia conférer avec aucun des docteurs do celte faculté. (Noie en marge do la page 461, ibid.) 1. Hisloire du divorce, p. 465-466.