PROTESTATION DES AMBASSADEURS IMPÉRIAUX
les universités d^Oxford et de Cambridge, celui de Paris pour les universités de France. Quant à Ferrare et à Bologne, les légats de ces deux villes avaient déjà reçu l'ordre d'interroger les docteurs des diverses facultés pour savoir comment les choses s'étaient passées. Dans leur pétition, les ambassadeurs espagnols demandent que le pape, afin de réprimer l'esprit de révolte toujours croissant, publie un nouveau bref ^ pour enjoindre à qui que ce soit, sous des peines sévères, de ne tenter aucune opposition contre les décrets et interdits pontificaux en matière matrimoniale, et en particulier pour interdire au parlement anglais et à la noblesse d'Angleterre d'intervenir dans le procès de mariage actuellement pendant devant Sa Sainteté. Ils voudraient qu'un bref spécial fût adressé à toutes et chacune des universités endeçà et au-delà des monts, en leur ordonnant de ne point énoncer d'opinion sur cette question tant que les débats dureront, et ils demandent que des lettres soient adressées aux docteurs de Paris qui avaient voté contre l'autorité ecclésiastique pour venir rendre compte à Rome de leur conduite.
Ils demandent encore qu'il soit enjoint au roi d'Angleterre de renvoyer sa concubine et expriment enfin le désir que le nonce d'Angleterre soit chargé de faire une nouvelle enquête pour répondre à celle que l'on avait faite sur le premier mariage de Catherine ^.
t. 11 en avait déjà été publié un.
2. €alendai\ tome IV, p. 979, 980, édité par Gayangos. Londres, 1877. Gomme cette pièce n'est pas datée, l'éditeur a supposé qu'elle devait avoir été composée au mois d'avril, Mais les votes de l'université de Paris n'ayant pu être connus à Rome qu'au mois d'août ou au mois de septembre, la pétition des ambassadeurs espagnols doit être