‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 297 sur 400 · RÉPONSE NÉGATIVE DU PAPE · texte numérisé non relu

RÉPONSE NÉGATIVE DU PAPE

« mettre en état d'en pouvoir espérer. Ayant toujours « considéré le souverain pontife comme notre pore, « nous le supplions de nous regarder comme ses en- « fants, et de ne pas nous abandonner. Si Sa Sainteté « diffère indéfiniment de nous accorder ce que nous de- « mandons, nous prendrons de trop longs délais pour « un refus ; nous nous verrons, en conséquence, obligés « de chercher un remède ailleurs, et peut-être de « nous porter à quelque extrémité fâcheuse, quoique « à nôtre grand regret, mais enfin un malade cher- « che du soulagement partout où il croit en pouvoir « trouver. »

Cette lettre est du 13 juillet 1529 : elle est signée du cardinal Wolsey, de l'archevêque de Gantorbéry, des ducs de Norfolk et de Suffolk, de deux marquis, de treize comtes, de quatre évoques, de vingt-cinq barons, de vingt-deux abbés et de douze membres de la Chambre des communes ^

Le ^7 septembre suivant. Clément VII répond à cette pétition avec beaucoup de calme et de dignité ; il déclare pardonner aux seigneurs anglais les termes si durs qu'ils ont employés à la fin de leur lettre et il attribue ce langage peu convenable à là passion qu'ils ont pour leur prince. 11 les supplie, comme un bon pèfe, de ne pas songer à chercher des remèdes ailleurs que dans le sein de l'Eglise ; il leur fait observer que ce n'est pas la faute du médecin lorsque le malade s'impatiente et ne veut rien faire que ce qui lui est contraire ; que si Henri VllI avait pour lui le sentiment de

, 1. tlisloiredu divorce clo Joachini Legrantl, lome I, p. 200, 201. 1(fl et suivantes.

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