‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 308 sur 400 · Lingard, loco cUalo, irad., lomc VI, p. iOi · texte numérisé non relu

Lingard, loco cUalo, irad., lomc VI, p. iOi

SON DISCOURS d'installation COMME CHANCELIER. 403

Néanmoins on est étonné que Thomas Morus, adversaire du divorce, et dans le temps où ce procès du divorce n'était pas encore terminé, ait accepté la succession du cardinal Wolsey au poste périlleux de chancelier et de ministre de Henri VIII.

Il n'était pas ambitieux et ne passait pas pour l'être. Il dit qu'il acceptait cette charge afin de tâcher d'être utile à son pays, et tout le monde lecrut.

Quand on l'installa sur le siège de chancelier, il répondit à l'allocution du duc de Norfolk, président du conseil, par un discours plein de dignité et de courage ; il se terminait ainsi : « Me voici assis sur un marbre où les dangers et les soucis monteront avec mai. La chute d'un homme aussi éminent, aussi puissant que le cardinal Wolsey est une grande leçon pour son successeur ; et sans la confiance du prince, sans la bienveillance de mes nobles collègues, je m'éloignerais d'un trône où je crois apercevoir l'épée de Damoclès suspendue sur ma tête ^ »

Morus partagea désormais son temps entre ses hautes fonctions et sa vie de famille. Il ne changea rien à la simplicité de ses habitudes et à ses pratiques pieuses '-.

Le conseil des ministres, dont faisait partie le vicomte

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