ALLOCUTION ET PROPOSITION DE WILTSHIRE
« térêts de sa fille, mais un ambassadeur repré- « sentant la personne de son souverain : a ce titre, « Votre Majesté voudra bien m'accorder quelque « attention ; si elle ne prend pas en bonne part « les communications que j'ai à lui faire de la part « de mon maître, Elle saura que la désapprobation de « l'empereur n'empêcherait pas le roi d'Angleterre de « demander et d'obtenir justice. » Puis il osa offrir à Charles-Quint, comme prix de son acquiescement aux désirs de Henri, une somme de 300 mille couronnes, la restitution à Catherine de sa dot qui montait à 400 mille écus, à quoi on ajouterait pour cette princesse une pension viagère, qui lui permettrait d'avoir un train de vie conforme à sa haute naissance.
L'empereur répondit avec une dignité froide et hautaine : « Je ne suis pas un marchand pour vendre (c l'honneur de ma tante : la cause est actuellement « portée devant le tribunal compétent : si la décision « du souverain pontife est contraire à Catherine, je me « soumettrai et je garderai le silence ; si elle est « favorable, je soutiendrai sa cause jusqu'au bout «partons les moyens que Dieu a mis à ma dispo- « sition. n
Les ambassadeurs anglais restèrent encore quelque temps à Rome pour recueillir les délibérations et les décisions plus ou moins authentiques, plus ou moins motivées des diverses universités qui s'étaient prononcées en faveur du divorce; mais, d'une part. Clément VII n'avait pas tardé à apprendre par quels artifices on avait obtenu ces prétendus suffrages de la science ; d'autre part, le plus grand nombre de ces universités s'étaient appuyées sur la supposition que le mariage