‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 328 sur 400 · Tom. III, Histoire du divorce du même auteur, p · texte numérisé non relu

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HENRI VIII PROPOSE A ROME UN « EXCUSATEU R ». 42o

au consistoire. Les ambassadeurs demandèrent à Clément de ne pas assigner leur maître à Rome, mais de nommer de nouveaux commissaires qui jugeraient son procès en Angleterre ; cela leur fut formellement refusé. Ils se plaignirent ensuite de n'avoir pas d'avocat qui fût autorisé à plaider en faveur du roi : on leur répondit que tout avocat de la Rote pourrait défendre librement sa cause. Des mémoires respectifs furent écrits et imprimés. Il avait d'abord été résolu que l'affaire serait, dès le premier jour, plaidée en audience publique et en plein consistoire. Mais, dans la nuit du 15 au 16 février, le pape changea d'avis et préféra entendre d'abord les ambassadeurs et avocats des deux parties, à huis clos et séparément. Les ambassadeurs d'Espagne furent introduits les premiers dans l'antichambre où était Clément VIL Ils lui firent remarquer que le roi d'Angleterre n'avait donné de commission pour le représenter dans le procès suivi à Rome à aucun de ses agents diplomatiques, ni même à Edouard Karnes, qui disait être son excusateur, titre nouvellement inventé et inconnu dans les pratiques du droit, soit canonique, soit civil : suivant eux, rien n'attestait officiellement que Henri VIII reconnût la compétence de la cour de Rome, et il fallait exiger, de la part du prétendu excusatciir et de ses collègues, des lettres de créance ou des procurations bien en règle avant de les admettre à plaider au consistoire pour le prince qu'ils disaient être leur client. Le pape, après les avoir écoutés assez longtemps, ne parut pas avoir égard à ces fins de non-recevoir ^

1. Journal de Olém. VII, écrit par Blosius Daronius, de MartififUts,

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