‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 354 sur 400 · JOIE ET RÉJOUISSANCES DES IMPÉRIAUX · texte numérisé non relu

JOIE ET RÉJOUISSANCES DES IMPÉRIAUX

lui-même hautement reconnu, bien avant son arrêt définitif.

Les ambassadeurs anglais et français furent atterrés. Le soir même de ce jour, l'évêque de Paris écrivait au roi François V : « Il n'a pas tenu à vous, et les impé- « riaux en conviennent, que, tout en satisfaisant honnê- « tement à votre amitié pour le roi d'Angleterre, vous « ne vous soyez mis en devoir d'empêcher, tant pour c( celte heure que pour l'avenir, un des plus grands « troubles qui de long temps fût dans l'Église ni par « aventure dans toute la chrétienté. »

a Les impériaux, ajoute-t-il, sont à cette heure dans « les rues par grosses troupes, criant : Imper o e Spa- « gna, et Dieu sait s'il y a force feux de joie et s'ils se « font ouïr à coups d'artillerie ^ »

L'évêque du Bellay, qui écrit au bruit de toutes ces réjouissances, laisse bien comprendre la douleur amère qu'elles lui causent. Cela semble prouver qu'il avait eu sincèrement l'espérance de réussir dans ses négociations in extremis.

Deux jours après, le 25 mars, arriva le courrier attendu d'Angleterre; il apportait des déclarations satisfaisantes, disait-on, du roi Henri VIII. « Cela, suivant « Martin du Bellay, étonna merveilleusement ceux qui « avoient été d'avis de précipiter les choses. Par plu- « sieurs fois, ils s'assemblèrent pour tâcher de rhabil- « 1er ce qu'ils avoient gasté; mais ils ne trouvèrent « moyen d'y remédier. Le roy d'Angleterre, voyant « l'indignité dont on avoit usé en son endroit, et le peu

1. Histoire du divorce, do Joacliim Legrand, tomo III, pièces justificatives, p. 634.

Page 1