‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 36 sur 400 · NÉGOCIATIONS ENTRE HENRI VU ET FERDINAND · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS ENTRE HENRI VU ET FERDINAND

nous l'avons dit, une certaine inclination. Son séjour à la cour de Charles Vlli l'avait rendu beaucoup trop français au gré du monarque espagnol, ainsi que de la nation britannique elle-même. Il s'agissait de mettre dans la balance politique d'Henri Tudor un contrepoids qui l'empêchât de pencher vers les rivaux et les ennemis de l'Espagne ; ce contrepoids serait le mariage d'une infante de Gastille avec l'héritier présomptif de la couronne d'Angleterre.

En réponse aux ouvertures d'Henri VII, Ferdinand et Isabelle envoyèrent des ambassadeurs en Angleterre pour traiter des coaditions auxquelles pourrait se faire ce mariage.

Ces ambassadeurs étaient le docteur Puebla et Juan de Sepulveda.

Chose singulière ! les premières difficultés contre lesquelles ou vint se heurter furent des difficultés d'argent.

Henri VII était cupide, Ferdinand se montrait avare.

« Qu'importe donc aux monarques espagnols, di- « saient les diplomates anglais, que leur importe le « chiffre plus ou moins considérable de la dot à assi- « gner à leur fille? Certes, ce ne sera pas de leur maice gre cassette royale, ce sera de la poche de leurs suce jets que devra sortir la dot de la jeune princesse ; « nous croyons donc devoir demander une somme « quatre fois plus forte que celle dont il a été question (( en Espagne. »

Il n'y avait, certes, dans ce langage, ni délicatesse ni générosité.

Les ambassadeurs espagnols ne se piquèrent pas de plus d'élévation et de plus de désintéressement : pen-

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