‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 361 sur 400 · BANNISSEMENT DES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

BANNISSEMENT DES RELIGIEUX

Estowe et Peto furent bannis du rovaume ; les autres religieux du couvent, ayant pris fait et cause pour eux, subirent le même sort. Vingt-quatre ans plus tard, ayant presque tous survécu, ils furent rappelés dans leur couvent par la reine Marie K

Ici, le savant docteur qui nous fait connaître ces détails nous rapporte, sur la foi des plus honorables témoignages, un singulier incident arrivé immédiatement après la mort de Henri VIII.

Quand le corps de ce prince fut transporté de Londres à Windsor, où il devait être inhumé, il resta déposé la première nuit dans le monastère de Fion, l'un de ceux dont la suppression avait été ordonnée par le gouvernement royal. Pendant cette nuit, et au milieu de l'église solitaire du couvent, soit par Teffet des chaos et des secousses du charriot de transport, soit par toute autre cause, le cercueil, où était le corps du roi, fut disjoint et fendu : alors un sang coagulé s'échappant de ce cadavre tomba sur le pavé de l'église. Quand, le lendemain matin, ceux qui étaient chargés d'embaumer le corps et de plomber le cercueil vinrent pour remplir leur tâche, ils trouvèrent un chien qui léchait le sang coagulé de Henri, comme les chiens mentionnés dans l'Ecriture avaient léché celui de Jézabel -. La prédiction du Père Peto semblait donc s'être accomplie.

S^il y avait eu encore des religieux dans le monastère de Sion, ils eussent entouré le cercueil rx)yal de leurs respects et de leurs prières : les dalles du sanctuaire auraient été préservées de toute souillure. Aucun calho*

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