‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 362 sur 400 · IlarpalicM, i>. iOi/iOO · texte numérisé non relu

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•>. Ibid., p. 203.

48 i DES DOCTECnS RENOMMÉS FONT OPPOSITION A HENRI.

lique, même le plus obscur et le plus pauvre, ne laisserait dans l'abandon le corps d'un membre de sa famille, pendant cette première nuit qui précède l'inhumation. Et le puissant monarque, qui avait tout fait trembler autour de lui, qui ne rencontrait plus nulle résistance à ses volontés, ne trouva pas, quelques heures après sa mort, un serviteur fidèle pour garder ses dépouilles !

L'archidiacre de Gantorbéry, Harpsfield, à qui nous devons ces curieuses révélations, s^efforce de justifier du reproche de servilité une grande partie du clergé anglais de cette époque. Après avoir fait ressortir la noble conduite des frères de l'Observance, il cite les noms de divers docteurs qui osèrent écrire contre le divorce et prendre parti pour le pape dans cette grande querelle théologique ^ puis il ajoute : « Mais les chefs et « les plus notables capitaines {sic) de cette opposition « furent Thomas Morus, ex-chancelier, et Fisher, évê- « que de Rochester ^. »

Ce seront aussi ces deux hommes illustres qui devront nous arrêter quelques instants, et dont la fin héroïque, quoique très connue, ne saurait être ici passée sous silence.

Dès le commencement de l'année 1534, la terreur religieuse s'étendit peu à peu sur tout le royaume. Une

1. Par exemple, le docteur Kirkam, le docteur Ruper, le docteur Holyman, M^ Moremon, M« Bayner et beaucoup d'autres, dit- il. Harpsfield, 202.

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