‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 364 sur 400 · ON INCRIMINE, LES RAPPORTS DE FISHER ET MORUS · texte numérisé non relu

ON INCRIMINE, LES RAPPORTS DE FISHER ET MORUS

dans lequel il s'emporta contre son ancien mentor jus^ qu'aux derniers excès de la polémique.

Lorsqu'on poursuivit la nonne de Kent, on interrogea l'évêque de Rochester sur ses relations avec cette religieuse : il refusa de répondre. On lança contre lui un bill à' attamde?\ Cromwel lui fit insinuer qu'il eût à se déclarer coupable et à se mettre à la merci du roi qui lui ferait grâce. Fisher refusa ce marché déshonorant; il écrivit aux lords une lettre très ferme, dans laquelle il déclara qu'il n'avait pas communiqué à son souverain les propos tenus par la prétendue extatique : l*" parce qu'il ne s'agissait pas là d'une conspiration, mais d'un décret de la Providence ; 2^* parce que cette femme déclarait avoir informé Henri lui-même de la révélation prophétique qui lui avait été faite. Cependant une seconde et une troisième lecture du bill passèrent à la chambre des lords à une grande majorité, et Fisher fut obligé de composer avec la couronne pour une somme de trois cents livres sterlings. Après avoir payé cette amende, il fut remis provisoirement en liberté.

Quant à Thomas Morus, qui avait accepté, peut-être à tort, l'emploi de chancelier, et qui l'avait rempli pendant près de deux années, nous avons vu qu'il avait donné sa démission parce qu'il craignait de se trouver lié implicitement à une politique religieuse inconciliable avec sa conscience. Il s'était retiré à sa maison de campagne de Ghelsea où il partageait sa vie entre les soins domestiques, l'étude et la prière. L'extatique Elisabeth Barton lui avait inspiré très peu de confiance : il la regardait comme une femme pieuse, mais malade et en proie à de véritables hallu-

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