‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 365 sur 400 · INTERROGATOIRE ET RÉPONSES DE TH. MORU · texte numérisé non relu

INTERROGATOIRE ET RÉPONSES DE TH. MORU

cinations ^ Il écrivit plusieurs lettres à ce sujet au roi et à Gromwell : de plus, le duc de Norfolk prit chaudement le parti de Tancien chancelier, qui obtint d'échapper sur ce point à toute poursuite criminelle.

Mais, quinze jours après la condamnation d'Elisabeth Barton et de ses complices, le 13 avril do3i ^, Thomas Morus et Fisher furent appelés à Lambeth devant le conseil royal, et on leur demanda de prêter le nouveau serment de succession. Cet acte contenait des choses qui allaient bien au-delà de son titre. Il établissait qu'aucune autorité sur la terre ne pouvait dispenser des empêchements de droit divin, et que le mariage de Henri et de Catherine avait été, dès le principe, nul et de nul effet.

Morus fut introduit le premier et offrit de prêter serment pour ce qui concernait la succession seulement, et en écartant les autres clauses contenues dans l'acte, par des motifs de prudence qu'il devait taire.

« Si vous refusez de vous expliquer, lui dit le président du conseil, on attribuera ce refus à votre obstination.

Thomas Morus. — Ce n'est point par obstination, mais dans la crainte de blesser certaines opinions ; donnezmoi une garantie suffisante que le roi ne s'en offensera pas, et j'expliquerai mes raisons.

Cromivcll. — La garantie du roi ne vous sauvera pas des peines établies par le statut.

Morus. — En ce cas, je me fierai \x l'honneur de Sa

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