TRAITÉ PROPOSÉ CONTRE LA FRANCE
céder à la manière des petites gens, comme on Faurait dit alors. Enfin, après des débats prolongés, les négociateurs anglais consentirent à rabattre beaucoup de leurs prétentions et à abaisser le chiffre de leur demande primitive. Ils déclarèrent se contenter d'une somme de deux cent mille écus pour la dot de la princesse.
Quant à la seconde partie du traité, celle qui avait trait à l'attitude offensive que devait prendre l'Angleterre à l'égard de la France, de concert avec l'Espagne, elle souffrit encore beaucoup de difficultés. Henri, lorsqu'on s'adressait directement à lui, louait Isabelle et Ferdinand dans les termes les plus exagérés, disait qu'il leur était tout dévoué; mais qu'il ne pouvait honorablement conclure un traité qui fût directement et absolument hostile à Charles VIII, auquel il avait eu de grandes obligations. Les ambassadeurs déclarèrent n'être pas satisfaits de cette réponse. Ils voulaient quelque chose de plus précis.
Enfin, les négociateurs anglais finirent parjurer, sur les livres saints, « que la volonté du roi d'Angleterre (( était de conclure le mariage et l'alliance, et de se « déclarer en guerre avec la France quand il en serait « requis par Ferdinand et Isabelle. »
Sépulvéda, devant retourner en Angleterre, demanda au roi son audience de congé. Puebla l'accompagna. Henri VII, chaque fois que l'on prononçait le nom de Ferdinand et d'Isabelle, levait humblement son bonnet, et témoignait pour ces princes le plus grand respect.
Il déclara connaître le sermemt prêté par les commissaires chargés de conclure l'alliance en son nom.