‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 380 sur 400 · MORT DE CATHERINE ET SON TESTAMENT. 'H · texte numérisé non relu

MORT DE CATHERINE ET SON TESTAMENT. 'H

i< rencontré sur la terre, elle alla en trouver un dans le « ciel avec qui elle ne divorcerait jamais, et avec lequel « elle devait avoir un règne d'éternelle félicité. «

Le testament de Catherine prouve avec quelle exactitude minutieuse elle tenait ses comptes. Elle n'y oublie aucune de ses petites dettes courantes \ Elle y fait aussi divers legs qui témoignent de sa piété et de sa reconnaissance envers ceux qui lui ont été fidèles ^.

Elle demandait d'être enterrée dans le couvent des Franciscains réformés : elle exprimait le vœu que des amis fidèles allassent prier pour le repos de son âme à la chapelle de Notre-Dame de Walsingham et fussent chargés de distribuer pour elle vingt nobles aux pauvres.

Croirait-on que la première pensée de Henri VIII, en recevant communication de ce testament, fut de chercher les moyens de se soustraire à l'exécution des volontés suprêmes de cette femme qu'il affectait de respecter et dont la lettre lui avait fait, dit-on, verser quelques larmes? Depuis qu'il s'était montré ombrageux et cruel, ce prince, autrefois si généreux, si chevaleresque, était devenu mesquin et avide comme son père. Il envoya

1. Ainsi elle n'oublie pas même le compte de sa blanchisseuse.

2. De SCS robes de cour qu'elle avait laissées entre les mains do sou mari, elle demanda que l'on fit des ornements d'Eglise : elle chargeait Henri VIII de remettre le collier qu'elle avait apporte d'Espagne à sa fille Marie. On trouvait dans son testament un souvenir particulier pour chacun de ses bons serviteurs et amis : pour Mislross Blanche, 100 livres; à Mistress Margory, iO livres ; à M. Wliiller, la même somme ; à Mistress Mary, la femme de son médecin, 40 livres et à son médecin lui-même, une année d'honoraires; à Francis Philipp, ce messager fidèle qui i)ortait dos lettres en Espagne. -iO livres; à chacune des femmes ou des filles de sa maison, 10 livres. (Voir le texte même de ce document qui est reproduit par Miss Agnès Stricklan<l, ouvrage déjà cité, tome II. j». 55G.)

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