‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 389 sur 400 · Fioude, Hislory of Enijland, lomc II, p. 48'J · texte numérisé non relu

Fioude, Hislory of Enijland, lomc II, p. 48'J

l, M. Audin n'a donc pas été bien exact quand il u écrit que le conile de Willshire. « dans rinlcrvalle de quelques heures, condanuia sa fille à èlrc brûlée vive et son lils à èlrc ccarlelc. > lliitvirc de Henri VIll, lomc II, p. 2i6-2i7-2i8.

530 JL L.\ JUGEA ET PROiNONÇA SA CONDAMNATION.

ancien amant, Percy de Northumberland ; mais ce seigneur était à peine assis sur son siège qu'il s'évanouit ; on l'emporta , il quitta la cour et mourut moins d'une année après.

Anne se défendit avec beaucoup de force et d'éloquence, il faut le reconnaître. L'audience n'était pas publique. Mais, quoique l'auditoire fût privilégié, l'émotion y fut si forte, qu'elle perça en quelque sorte l'enceinte, et se transmit au dehors à travers les portes fermées ^ Le bruit se répandit même dans la foule qui se pressait aux abords de la salle, que la reine avait répondu victorieusement à tous les arguments de l'accusation et que son acquittement était inévitable. Mais les pairs trompèrent cette attente du public, et sous la pression les uns de la haine, les autres de la terreur, ils condamnèrent, à la presque unanimité 2, la reine Anne et son frère, le vicomte de Rochford.

Après le verdict, on signifia à Anne de Boleyn qu'elle eût à se dépouiller des insignes de la royauté ; elle le fit sans résistance et sans murmure; mais elle soutint avec force qu'elle n'avait commis aucun des crimes dont on l'avait jugée coupable.

Quand elle se fut soumise à cette espèce de dègra^ dation de la dignité royale, le duc de Norfolk, son oncle, prononça contre elle la sentence pénale, en sa qualité de grand-sénéchal. Il condamna l'ex-reine Anne

1. C'csl un léinoij^^nagc de 1 evèque Godwin sur lequel s'appuie Miss Strickland, loco cilato, lome II, p. 682.

2. On assure que le duc de Suffolk donna sa voix pour l'acqUitlemenl ; l'unanimité n'était et n'est pas encore exigée pour la condamnation des accusés de la part d'une cour des pairs, comme de la part d'un jury ordinaire.

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