‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 393 sur 400 · CHAPITRE XXVIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIl

§ f. — Suprématie spirituelle de Henri VIII. — Correspondance de Starkey et de Réginald Polus.

g II. — Suite immédiate du bill de suprématie. — Spoliation des monastères et distribution de leurs biens à la gentry ou à l'aristocratie des campagnes pour la gagner au schisme nouveau. — Emploi de la terreur pour dompter l'aristocratie de cour. — Rébellion populaire étouffée dans le sang, après de menteuses promesses d'amnistie. — Paupérisme et vagabondage réprimés par des lois pénales dures et cruelles.

§ ni. — Conséquences politiques du bill de suprématie. — Conséquences religieuses et possibilité du retour d'un césarisme antichrétien.

Au xJi*' et au xiii" siècle, on a pu voir de rares exemples donnés par des rois, ô» la violation de l'indissolubilité du lien conjugal. Mais ces princes n'auraient pas songé à abolir la juridiction spirituelle du Saint-Siège, et à se faire papes eux-mùmes dans leurs propres Ktats. Au xvi% quand l'hérésie avait levé en Allemagne et dans les Pays-Bas l'étendard de la révolte religieuse, les esprits étaient préparés partout à la séparation des princes et des peuples avec le chef de l'Eglise. Néanmoins, il fallait être, comme Henri VHI, un roi logicien et théologien pour comprendre qu'il lui serait utile d'inventer sur-

Page 1