‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 46 sur 400 · Miss Strikland, ibid., p. 468 el suiv · texte numérisé non relu

Miss Strikland, ibid., p. 468 el suiv

DIFFiCULTÉS d'ÉTIQUETTE. M

privé, et leur proposa cet étrange problème à résoudre. Quoique exposés à une pluie glaciale d'automne, les membres du conseil développèrent leurs opinions dans d'assez longues harangues. Le résultat de leurs délibérations fut que l'infante d'Espagne se trouvait maintenant au sein de la Grande-Bretagne, dont Henri était le maître souverain, et qu'il pourrait agir avec elle comme bon lui semblerait.

Henri VII prit cette décision au pied de la lettre; en conséquence, laissant son fils s'arrêter dans la plaine, il courut sans débrider jusqu'à Dogmerfield, la plus prochaine petite ville, où Tinfante était arrivée seulement depuis deux ou trois heures. La demande que fit le roi d'être admis à voir Catherine, jeta tout son cortège dans le trouble et la perplexité. Elle avait avec elle l'archevêque de Saint-Jacques, les évêques d'Osma et de Salamanca, le commandeur de Cardenas, et Dona Elvira Manuel, première dame d'honneur. L'archevêque de Saint-Jacques, un autre prélat s'opposèrent à ce que le roi entrât dans les appartements de la princesse, en disant qu'elle était retirée dans sa chambre. Cette résistance ne fit qu'irriter la curiosité de Henri : « Je suis venu ici, par un temps affreux, s'écria-t-il, tout exprès pour la voir et pour lui parler ; et j'entends, fût-elle au lit, être admis auprès d'elle. » En présence d'une résolution aussi hautement exprimée, les Espagnols n'osèrent pas pousser plus loin leur opposition ; Catherine se leva et donna son audience au roi dans une chambre voisine de la sienne. L'un et l'autre se parlèrent sans se comprendre, ne saisissant au vol que quelques expressions de politesse à peu près communes aux deux langues.

Puis, après cette courte entrevue, le roi alla quitter

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