‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 60 sur 400 · CONVENTIONS MATRIMONIALES · texte numérisé non relu

CONVENTIONS MATRIMONIALES

« 2° Si la dispense sus-mentionnée est obtenue, Ferdinand et Isabelle, d'un côté, et Henri Vil, de l'autre, promettent que ledit mariage sera contracté pcr verba de prmsenti, dans le délai de deux mois, après que le traité aura été ratifié par les deux parties contractantes.

(( ^X" Aussitôt que la princesse Catherine aura contracté mariage avec le prince Arthur, Ferdinand et Isabelle promettent de donner à ladite princesse une dot de 200,000 écus. Sur cette somme, cent mille écus ont été payés entre les mains du roi Henri, quand le premier mariage fut célébré. Ferdinand et Isabelle renoncent, en leur nom et au nom de la princesse Catherine, à demander la restitution de cette somme.

(( 4° Ferdinand et Isabelle promettent de parfaire à leur fille, au moment de son mariage, ladite somme de 200,000 écus, le roi Henri reconnaissant avoir déjà reçu la moitié de ladite somme. Les 100,000 écus restant seront payés de la manière suivante, savoir : 6o,000 écus en lingots, 15,000 écus en plaqué et en vaisselle d'or et d'argent qui seront estimés par des orfèvres de Londres. Enfin 20,000 écus en joyaux, perles parures, etc., destinés à la princesse de Galles et évalués suivant le prix courant de Londres cV après l'estimation d'experts-jurés. Tous ces paiements seront faits à Londres, dix jours avant ou dix jours après la célébration du mariage. Le mariage sera célébré aussitôt que le prince Henri aura accompli sa quatorzième année, et aussitôt que Ferdinand et Isabelle, ou leurs successeurs^ pourront faire constater que la totalité de la dot est arrivée à Londres, et pour être délivrée à qui de droit; Ferdinand et Isabelle donnent caution sur leurs fortu-

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