‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 83 sur 400 · EST MIEUX TRAITÉE PENDANT QUELQUE TEMPS · texte numérisé non relu

EST MIEUX TRAITÉE PENDANT QUELQUE TEMPS

qu^une dévotion monacale. Le fait est qu'à une certaine habileté dans la conduite de la vie, elle joignait les habitudes de piété qu'on lui avait données dès sa plus tendre enfance et dont elle ne s'était jamais départie. Au milieu des épreuves amères qu'elle était obligée de subir, elle allait chercher des consolations dans son oratoire auprès du Dieu crucifié. Mais elle ne s'en tenait pas à des élans intermittents de dévotion fervente. Elle avait un règlement de vie sévère et exactement observé.

Suivant Saunders, pendant son veuvage, elle se levait à minuit pour réciter son office : elle se recouchait, puis elle s'habillait à cinq heures du matin ; sous sa robe, elle portait le scapulaire de Saint-François. Elle se confessait deux fois la semaine et communiait tous les dimanches ^

Puebla confirme indirectement les détails donnés par Saunders, quand il écrit à Ferdinand : et Quoique la (( princesse ait passé un mois à Westminster avec le ce roi, elle a suivi la même règle, fait les mêmes exerce cices et vécu dans la même retraite que si elle avait « habité sa propre maison 2. »

C'est en môme temps cette femme dont Erasme disait : déganter docta!

Peut-être, sous le rapport de la capacité politique, n'aurait-elle pas été très inférieure à sa mère» Il ne lui manqua probablement qu'un champ plus vaste et une autorité plus haute pour y faire preuve de rares et éminentes qualités. Quelques années s'étaient écoulées

1. Saunders cité par Audin, Hùtoire de Henri VIII, t. pr. p. 74.

2. Calendar, t. I<^i', Lettre du 5 décembre 1504, n» 420, p. 3i5.

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