LA SITUATION DE CATHERINE EMPIRE
gea d'avancer ce qui manquait encore à la dot de la princesse Catherine.
Nous n'avons malheureusement pas la correspondance diplomatique de Fuensalida. 11 paraît que si Puebla continuait à se poser comme flatteur assidu de Henri YII et si le duc d'Estrada se conduisait avec une faiblesse qui aboutissait aux mêmes résultats, Fuensalida montra peut-être trop de vivacité et de raideur. Henri YII, qui n'était pas accoutumé à ce qu'on lui parlât sur le ton que prit avec lui, dès l'abord, l'ambassadeur espagnol, ne voulut pas le recevoir une seconde fois. Fuensalida eut avec les membres du Conseil privé des scènes très-violentes.
On voit poindre aussi vers cette époque une certaine opposition, de la part de Ferdinand, au mariage projeté entre son petit-fils Charles et la princesse Marie d'Angleterre, auquel, au contraire, l'empereur Maximilien aurait été favorable, et Henri MI s'appuyait beaucoup sur le consentement de l'empereur, grand-père paternel du jeune prince.
Mais cette insistance ne faisait qu'augmenter la défiance de Ferdinand; ce prince se souvenait que quand l'archiduc Philippe le Beau vint gouverner la Castille au nom de sa femme Dona Juana, Henri VII avait favorisé toutes les prétentions de ce prince et approuvé sa politique si hostile à celle qui avait été suivie sous le règne d'Isabelle. Tout ce qui donnait à Henri des chances d'ôter à Ferdinand l'autorité prépondérante en Castille, devenait le but de sa politique. Ce dernier d'ailleurs s'étonnait de l'espèce d'acharnement avec lequel le roi d'Angleterre avait demandé et semblait tout prêt à demander encore la main de Dona Juana. « Un tel