TOUTE MÉSINTELLIGENCE CESSE
D'ailleurs, du moment que Henri VIII lui aurait donné pleine satisfaction, le roi d'Angleterre ne devrait plus exercer contre la famille de ce prince des espèces de représailles politiques qui n'auraient plus eu de raison d'être.
Voici, au surplus, une lettre de Ferdinand qui atteste quelle était, à cette époque, sa véritable disposition d'esprit : C'est à sa fille qu'il écrit :
(( Le courrier qui est arrivé en huit jours de Flan- (( dre, nous a appris que le roi d'Angleterre était mort. « J'ai écrit au commandeur de Membrilla pour qu'il « hâtât le plus possible la conclusion de votre mariage. (( Il n'y a rien sur la terre, à quoi je tienne plus, qu'à « la terminaison de cette affaire. J'espère que vous vou- « drez bien, pour les négociations à intervenir, vous ence tendre avec mon ambassadeur, qui, je vous l'atteste, « n'a jamais rien écrit, en Espagne, qui ait pu porter « atteinte à votre réputation i.
« J'avais envie d'envoyer un prélat en Angleterre, pour a présider à la fin de ces négociations. Mais, si le chance gement d'ambassadeur devait occasionner quelque re- (( tard, j'aimerais mieux ne pas remplacer Membrilla ^.)) Les jours suivants, il écrit lettre sur lettre à son ambassadeur, en l'engageant à profiter de la situation toute nouvelle que faisait à la princesse Catherine la mort de Henri VIL Ferdinand est pressé de voir sa fille recevoir enfin le prix de sa persévérance et le dédommagement dû à ses longues épreuves.
1. Il paraît qu'elle croyait avoir eu à se plaindre de quelques procédés de l'ambassadeur à son égard.