MssDupuy, 407,fol
2. Mém, du duc de la Force, \. ï, ^. 'SOi. Cérémonial français, par Godefroy.
3. Un autre portrait de Catlierine appartenant à la collection du cliâteau d'Eu, a ét(^ reproduit dans la gralerie de Vereailles par Gavard,
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dessein. Cosi la nK^^me coupe de visage, le nez aquiliii fortement accentué, les yeux vifs et perçants du roi béarnais. Nous en avons compté quatre reproductions toutes enrichies de quatrains différents. Nous les donnons comme échantillons de la poésie j)opulaipe de Tépoque.
« Qui voit ce beau portrait, celte auguste apparence, Voit tout l'honneur du monde et raijrégé des cieux. C'est le plaisir de l'àme et le miroir des yeux, Prin cesse des vertus aussi bien que de France. »
« Voicy l'unique sœur du plus brave monarque. Que le puissant Atlas peut porter sur son dos. Voicy celle de qui l'impérissable loz Se trace sur le lis pour éterneUe marque. »
« D'une Sémyramis le renom ou la gloire, Ou bien une Hébraïque en sa pudicilé, ('outre un Assyrien n'a onc tant mérité (Jnc ccste sœur de roy, vraye fiHe de Mémoire. »
Une médaille fut frappée en commémoration de ce mariage. D'un côté est représenté le profil de la princesse, coiffée ù peu prés comme dans les estampes de Thomas de Lou ; de l'autre sont gravées les trois OrAces, avec cette exergue assez peu compréhensible pour qui se rappelle les quarante
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ans de la duchesse et son peu de beauté : « Une ou quatre. »
L'éditeur Jean Le Clerc, rue Saint-Jean-de-Latran, ii renseigne de la Salamandre, publia en même temps une estampe qui eut alors un grand succès et attira longtemps la curiosité publique. Cette estampe, qui existe encore à la Bibliothèque nationale dans la collection Hennin, est de Léonard Gauthier ou de Thomas de Leu. Le sujet représente un pont que l'Amour achève de construire. D'un côté, un personnage, figurant THymen en robe de grand prêtre, unit les fiancés ; Catherine, en robe à fraise et à vertugadin, tient un caducée; le duc de Bar est habillé à la dernière mode du temps de Henri IV ; le roi lui-même est représenté drapé en héros antique armé d'une branche de laurier. Au bas de l'estampe, les vers suivants apprenaient aux incrédules combien le mariage de Catherine était heureux pour la
France :
« De ce couple sacré qui conjoinct hyménée.
Des merveilles du siècle en leur fleur sortiront; Les douceurs de leurs fruits aux peuples serviront Pour préserver leurs biens de la guerre effrénée. »
Trois quatrains et deux tercôts suivent ce début poétique et roulent entièrement sur une sorte de jeux de mots fournis par le titre de marquis de Pont, que portait le duc de Bar, sur le bonheur de riiymen, les mérites delà princesse et la grandeur de Henri IV.
L'autre estampe, appartenant aussi u la collection Hennin, sur le môme sujet, est due à J. Théodore et J. Israël de Bry, et a été publiée à Francfort-sur-le-Mein, en 1S98. Le pont y est formé de deux palmiers, et au lieu de poésie, l'éditeur a inscrit au-dessous en latin une longue et ridicule dissertation sur ces arbres dont Pline a expliqué les sympathies, et sur les avantages de Tétat du mariage. La première de ces estampes, moins fine de gravure, a sur la seconde le mérite d'être une expression historique des sentiments du public sur le mariage de la sœur du roi, considéré comme le véritable terme des longues rivalités entre les maisons de Lorraine et de France*
Le duc de Bar ne fut pas oublié des artistes de l'époque; Le burin de Thomas de Leu a reproduit avec un égal talent sa figure* ouverte ^ animée.