CHAPITRE n
ment à ses conseillers, et qui parvint à sa taèrfe et à sa sœur, la dutîhesse de Lorraine? Oti sait combien de passions avaient déjà maîtrisé sbn cœur; nul n'ignore ses folles amours avec tHarie de Clèvés, et son romaU avefe Louise de Vaudemottt, qu'il couronna eusuite. On tie peut dohfe attribuer au prestige d'un souvenir te vœU ihahifesté par liii d'épouser Ciaitherine dé Nkvferré, qu'il avait laissée presque etiftot à son départ dU Louvre. Croyons plutôt à une pensée conciliatrice résultant de ôés eUtrévUes à Vieiine aveb l'ènipereur Maximilien, fet de conseils reçus de Venise et de Turin. Quelle qu'en fût la fcàUse, ce projet, s'il fut éincère, honore les ititentions du derhier Valois, et peut-être, s'il eût réUssi, âuràit-il mis un terme aux discordes civiles.
Mais une Volonté supérieure, anlinéë d'une force à laquelle on ne résisté guère, telle d'uôe haine superstitieuse, ëe dressa cotitre lé désir du jeune monarque. Catherine dé Médiclë h'avàit pas oublié la prédiction menaçante de ce devin dés jardins de Monceaux qui, lorsqu'elle se croyait UtuÉttlûre heureuse et une puissante reine, lui
avait fait entrevoir l'extinction de sa race et l'appel de la branche de Bourbon au trône de France. Si déjà elle avait cédé à la politique, en donnant sa fille au roi de Navarre, son cœur repoussait l'alliance de son fils avec la sœur de Henri, et croyait même reconnaître dans la volonté de Henri III un signe non équivoque de la vérité de la prédiction. Écoutons Palma-Cayet raconter comment elle fit manquer le mariage de Catherine :
« Aussi dès auparavant le roy Henri III, revenant de Pologne, la désira. Et tient-on que si elle eût été au voyage de Lyon à son retour, et que le roy l'eust veue, infailliblement il l'eust espousée ; mais la royne-mère, Catherine de Médicis, la lui figura naine et contrefaite, ce qui estoit trèsfaux, car elle estoit de stature médiocre et de belle taille; bien est vray qu'elle avoit une jambe un peu courte (qui est une note de ceux d'Albret, comme estoit Alain sire d'Albret, père du roy don Juan, bisaïeul de la princesse Catherine). La dicte royne-mère fist à sa filliolê ce bon office, voulant désadvancer le roy de Navarre qu'elle a IMÀ^