‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 31 sur 186 · CHAPITRE ir · texte numérisé non relu

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adeptes. Seul peut^tre des chefs de la noblesse huguenote, il soutenait sa cause par un motif de conscience plutôt que par le désir de s'afiFranchir de l'autorité souveraine, et dès cette époque aussi, il avait compris les grandes qualités du roi de Na« varre. Ses relations avec Catherine eurent un caractère entièrement religieux; il révérait en elle la pieuse et savante élève de Théodore de Bèze, et ne songeait guère à sa grâce et à son enjouement, laissant à Turenne, à Sully et à bien d'autres, le soin de chercher à lui plaire. Au reste Catherine paraît avoir accueilli l'austère hommage de Momay avec autant de bienveillance que les galantes assiduités de ses autres courtisans. U composa pour elle ses Méditations sur P Évangile^ ; elle en accepta gracieusement la dédicace, qui est un échantillon plus curieux qu'attrayant du style contourné de l'époque et de l'imagination mélancolique du jeune puritain.

^ . Voy, Mém. et corresp. de Mortiay.

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