‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 32 sur 186 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Conduite politique de Henri III. — Proposition de Biron à la princesse Cartherifle. ^ Voyage de lir reine nère k Nénc.^ La reteé Ifsrrfueriu séduit les huguenots.— Silence de l'histoire sur Catherine à cette époque. — Elle reçoit Marguerite de Valois à Pau. — Rigidité de Catherine. — La Qour d)B Navarre ètiAlM k Dfér^o. — Plai»irs el gataitepiea de Maf goente de Valois. — La guerre des amoureux.— Retour de Catherine en Béam après le départ de Marguerite de Valois. -^ Bile eit nonimée HeutiRoante fénéralfli du Béarn. — Le roi d'Espagne la demande en mariage. — Détails sur cette négociation. — Le duc de Savoie la demande en mariage.— Anuwr du prinae de Conèè pour la princesse. — Frepositien de Ifinri III. •^ Demande du duc de Lorraine. — Intention secrète du roi de Navarre et dé Momay pow la prhteesse . -^ Ifis^ien de Ségnf ea Angleterre^ ^ Maladie de €atberin& — PropoâlUon du prince de Wurtemherg'^MQiitbéliard.

tes Étais ppomls mtn pfotestattts par Henri Jlî, au moment du éép&H de h princesse C&tberine, s*étfaent otiverts k Btoîs h la fin de l'année 4576^. Les députés qui prirent la parole dans les. premières séances étaient presque tous atta^Aé^ k ïa ligue catholique de Picardie, qui avait pris sdus la protection du duc de Guise un rapide et redoutable accroissement.

Ces députés demandèrent que ce qui serait décidé unanimement dans l'assemblée générale eût

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force de kii^ ou bien que, pour h prompte e^i^pédU tion deg a&ires, le roi nommât un certain nombre de juges auxquels les Ëtats en joindraient autant^ et que oe qui «urait été rég^é par ee conseil doure* rain devînt irrévocable; on rédama aussi la publication du concik de Trente, la révocation de6 grâces accordées aux huguenots, et la guerre oon* tre eux. Ces prétentions se développèrent sucœssi*vement, tantôt par insinuation, tantôt avec menaces. Le roi éluda avec sa politique ordinaire les difficultés qu'elles lui suscitaient,

Il se déclara chef de la Ligue, déconcerta ainsi le duc de Guise, et fit dresser un formulaire, d*où étaient retranchées toutes les ambiguïtés dangereuses pour le maintien de son autorité. U répon^ dit aux insinuations contre les hérétiques, en ajoutant u qu'il fallait auparavant s'assurer de l'intention des princes et des seigneurs absents ; que peut-être étaient41s disposés à rentrer dans le sein de l'Église, et que leur rang méritait bien une sommation ^ »

î. Ànquetil, Esprit rie In Ligue, ou tf Moire ffes Ironhles arrivés en France.

Les États, obligés d'adhérer à ces raisons, choisirent les députés qui devaient être envoyés au roi de Navarre, au prince de Condé et au maréchal de Damville^, principaux chefs du parti calviniste.

Ces députés étaient Kerre de Villars*, archevêque de Vienne, André de Bourbon^ seigneur de Rubempré, et Mesnager, trésorier général de France. La reine mère leur avait adjoint un quatrième personnage, dont la mission toute spéciale n'était pas la moins importante : c'étsôt le baron, depuis maréchal de Biron, le même qui avait négocié le mariage du prince de Navarre avec Marguerite de Valois. Tandis que les députés de Bloig devaient chercher à convaincre les princes huguenots, il comptait voir secrètement la princesse

4. Henri I«», duc de Montmorency, né en 1544, mort en 1614. Il s'était signalé au siège de Metz par Cfaarles-Quint, puis en Piémont ; il fut nommé maréchal^ se trouva à la bataille do Saint-Denis^ se mit^ après la. Saint-Barthélémy^ à la tête des politiques dans son gouvernement du Languedoc, où il vécut en souverain. Henri IV le nomma connétable en 1593. H eut pouiflls Tinfortuné duc de Montmorency^ condamné à mort et décapité le 30 octobre 1632, à Toulouse.

2. Pierre de Yillars, archevêque de Vienne, négociateur, «écrivain ascétique, né à Lyon en 1518, mort en 1592.

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