‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 33 sur 186 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Catherine de Bourbon , la décider à employer son influence sur Henri son frère et sur le prince de tk)ndé (qui passait pour être épris d'elle), afin de les ramener au parti catholique. Biron dçvait lui offrir, comme récompense de son intervention, l'alliance du duc d'Anjou, qui paraissait appelé h hériter d'une couronne à laquelle le mariage de Henri IH et de Louise de Vaudemont ne donnait pas de successeur.

La tentative échoua. Catherine transmit fidèlement à son frère les paroles de Biron, et celui-ci dut se contenter d'une réponse négative.

La guerre recommença dès que l'assemblée de Blois eut terminé ses séances. Le duc d'Anjou s'empara de la Charité-sur-Loire, et Montmorency, cédant tardivement aux propositions de la cour, prit parti contre les huguenots avec les débris de la faction des modérés. Le désordre des finances de Henri HI Tempêcha de profiter des avantages de cette défection, et il ne put continuer une guerre heureusement commencée. Biron et Villeroy furent envoyés aux chefs des protestants pour négocier avec eux ; un nouvel édit de paci-

fication fut signé à Poitiers et à Bergerac, et aurait produit de bons résultats si Henri III avait inspiré de l'estime et de la confiance. Il avait perdu toute considération, autant par sa faute que par Tinfluence des factions sur Topinion publique. L'acte pacifique sur lequel il comptait pour reprendre de l'autorité en rétablissant la tranquillité dans son royaume, demeura sans effet et ne servit qu'à révéler sa détresse.

ta reine mère, instruite du mécontentement général, et voyant que sa politique devenait âus« pecte aux deux partis, songea à regagner l'alliance du roi de Navarre, qui restait maître de la Guyenne et ne désarmait pas. Elle partit pour le Midi en 1S78, donnant pour prétexte à son voyage l'obligation où elle était de ramener Marguerite de Valois à l'époux dont elle vivait séparée depuis deux ans. Des conférences pacifiques s'ouvrirent à Nérac dès qu'elle fut arrivée dans cette ville, où elle avait amené un brillant cortège de jeunes femmes, espérant séduire le roi de Navarre et son entourage. Le Louvre, avec son éclat, ses vices et ses intrigues, paraissait suivre ses pas. Le roi

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