‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 59 sur 186 · CHAPITRE V. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. m

faire naître la défiance ou Tindignation, excitaient une timide et superstitieuse curiosité. On savait d'ailleurs qu'il était ennemi des impôts, disposé à soutenir le faible, à combattre les abus en pouvoir, et Henri IV, en comparant jrfus tard sa radieuse popularité k celle du duc de Guise, a dpnné la mesure de son influence et de son mérite. *

Catlmrine avait connu le comte de Soissons à l'époque où Jeanne d'Albret et Françoise deCoîidé s'étaient réfugiées à la Rochelle. Enfant, elle avait été la compagne de jeu et la première amie du prince, que plus tard elle avait revu au Louvre. Ces inapressions d'enfance et de jeunesse, qui se gravent si pr(rfondément dans le cœur, lui étaient restées vives et douces. La brillante renommée du prince, sa religion, les récits de- ses galants succès, les traits de son caractère mobile, de son âme inconstante, les actions mêmes qui auraient dû encourir le blâme de celle qui naguère refusait le roi d'Espagne à cause de sa foi catholique^

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