‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 60 sur 186 · L'Étoile, t. Il, p. 121. La mye · texte numérisé non relu

L'Étoile, t. Il, p. 121. La mye

toutes ces circonstances lui avaient inspiré un intérêt que bien des fois peut-être elle s'était reproché, mais dont elle n'avait pu se défendre. Ce fut un de ces traits de Téternelle histoire, vieille comme le monde, mais toujours nouvelle pour le cœur qui subit un premier amour.

Nous avons raconté la négociation entamée pour le mariage de Catherine avec le roi d'Ecosse, en signalant les grands intérêts auxquels se rattachait cette alliance. On a vu que ce projet n'avait pas empêché Henri, à la même époque, de songer à marier sa sœur au prince de Bombes. Peu après, voyant la guerre se rallumer, il crut important d'attacher à sa cause un prince plus entreprenant, moins scrupuleux, catholique et influent aussi : c'était le comte de Soissons. Des négociations secrètes, dont nous allons parler et qui se terminèrent par la promesse de la main de Catherine, se nouèrent alors entre le roi de Navarre et le brillant prince de la maison de Condé.

Pressé par les circonstances, obligé pour ainsi dire de vivre et d'agir au jour le jour, Henri disposait de la sorte du nom et de la fortune de sa^

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